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LE COURRIER

 

DES

 

LECTEURS

 

Merci à tous ceux qui nous ont écrit. Nous demandons aux lecteurs et adhérents qui nous adresseront des lettres à l’avenir, d’envoyer, autant que possible, leurs textes sur disquette (PC ou Mac), ou d’adresser leur courrier en fichier attaché à l’adresse e.mail suivante : d.gasiglia-laster@laposte.net.  Cela éviterait d’avoir à taper vos textes et ferait gagner beaucoup de temps.  Mais nous sommes conscients que vous n’avez pas tous des ordinateurs et des courriers électroniques et toutes les lettres qui nous paraîtront intéressantes seront en partie reproduites, quelle que soit leur forme.

                 

Nous félicitons Vincent Wallez d’avoir trouvé la référence de l’extrait que nous avions proposé dans la rubrique « Donnez vos références » et nous le remercions d’avoir répondu avec bienveillance et précisions à nos questions : « Quand avez-vous lu pour la première fois  un texte de Victor Hugo ? Quelle œuvre était-ce ? Vous rappelez-vous dans quelle édition ? »   Voici une grande partie de la lettre qu’il nous a envoyée.

 

Montreuil, le 4 janvier 2002

[…]

Et pour commencer, tous mes vœux pour cette année 2002 au cours de laquelle il devrait se passer tant de choses intéressantes, et que la bonne parole flotte et s’enfonce dans les esprits, accompagnée de belles musiques (cela a commencé sur France Culture, et allez donc…).

Bravo […] pour le premier numéro de L’Echo Hugo, déjà si rempli d’informations des plus utiles.

Je me permets de participer au petit jeu, ma réponse étant un peu tardive après le maelström des fêtes, mais néanmoins immédiate et sans hésitation aucune (je me vante, mais c’est pourtant vrai, ce que c’est que l’intuition…). L’extrait est tiré du chapitre II du Dernier Jour d’un condamné.

En ce qui concerne la première œuvre abordée de Hugo, je me rappelle avoir appris au CM2 (année scolaire 1978-1979) « Oceano Nox » avec dessin de rocher et de mer en regard (son œuvre graphique inspirée par les vers). Puis il m’a fallu attendre le programme du 3e trimestre en classe de seconde (1984) pour lire la première œuvre intégrale : Ruy Blas (en petit classique Larousse) et l’interpréter sur l’estrade de la classe de français par la même occasion. La Bibliothèque municipale de Raincy fournit à mon appétit une édition vieillotte (début du siècle ?) d’Hernani.

Entre temps, j’avais abordé l’œuvre romanesque via la télévision avec une diffusion de Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy[1], et le cinéma avec Les Misérables par Robert Hossein.

Le Lagarde et Michard XIXe siècle (édition 1968) m’avait permis, conjugué aux cours de la prof de français, de m’enthousiasmer pour Victor Hugo[2]. Et la lecture de Victor Hugo, un poète, chez Gallimard, en Folio Junior, ouvrage confectionné par Arnaud Laster, acheva de faire de moi un hugolâtre. Puis ce fut directement la collection « Bouquins ».

En février 1985, Hernani, mis en scène par Antoine Vitez à Chaillot, a été la première pièce de V. H. qu’il m’a été donné de voir. Tout cela n’était pas mal et le Bac français en 1989 me fit disserter sur « Le théâtre n’est pas le pays du réel… » et j’ai eu 17.

Voilà.

[…]

Vincent Wallez

[1] NDLR : le scénario et les dialogues de cette fidèle adaptation du roman sont de Jacques Prévert.

[2] Note de la rédaction : fort heureusement, notre ami Vincent Wallez n’avait pas dû lire les commentaires de ce manuel scolaire sur le théâtre de Hugo, qui accumulent les idées reçues et révèlent une réelle hugophobie.

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Monsieur J.-F. Sourd nous a adressé plusieurs documents dont nous le remercions vivement.  Nous ne pouvons reproduire tel quel,  pour des raisons techniques, le document n°2 (les deux strophes sur Léopoldine manuscrites et encadrées de dessins de Camille Roqueplan).

Voici de larges extraits de la lettre de Monsieur Sourd et les documents qui l’accompagnaient :                                                                                                                              

[…]

Je reçois avec une extrême satisfaction le premier numéro du Bulletin de la Société des Amis de Victor Hugo. Il répond tout à fait à mes souhaits par son ambition, son ampleur, la richesse et la variété de sa documentation.

Comme vous proposez d’ouvrir une rubrique des lecteurs, je me permets à titre d’information, de vous adresser la photocopie de 3 documents :

1) Une page extraite du livre du Vicomte E.-M. de Vogué, Lettres à Armand et Henri de Pontmartin- 1867-1909, curieux et intéressant hommage à la mémoire de Victor Hugo, de la part d’un représentant, disons… d’un certain « traditionalisme » éclairé !

2) Deux strophes de « La Prière pour tous » (Les Feuilles d’automne) choisies et signées par Hugo pour célébrer Léopoldine, âgée de 13 ans. Ces 2 strophes autographes signées sont encadrées par des rinceaux, médaillons et de deux gravures représentant Léopoldine lisant et méditant. Quelque ami(e) érudit(e) de notre Société pourrait-il (elle) nous éclairer sur l’occasion de cette célébration ?

3) Une lettre autographe signée, peut-être adressée à Marie de Flavigny, comtesse d’Agoult dans les années 1841-1842.

Je serais heureux, là encore, si quelqu’un pouvait apporter confirmation (ou infirmation de cette hypothèse).

Existe-t-il un livre, une étude, un article relatif à un échange de correspondance entre Victor Hugo et Marie d’Agoult ?

Bien sûr ces trois documents n’offrent pas de rapport avec l’actualité, mais j’estime qu’il ne faut pas être obnubilé par « l’actualité » de Victor Hugo, puisqu’aussi bien ce Poète Phoenix renaît à chaque instant de ses propres cendres.

Surtout lisons et relisons les innombrables pages de Hugo, en toute priorité, car lire c’est aussi agir… et donc aimer.

En ce début d’année 2002 je souhaite à notre Société un souffle vivifiant pour vitaliser les pages de l’éphéméride […].

                                                                                 

J.-F. Sourd.

Nevers, 3 janvier 2002

 

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